Les pensées navigantes à vues de Sam Moore sans Haïku – 2 mars 2016 …

l y a ici presque autant qu’ailleurs quelque chose d’absurde qui fait que cela ne tourne pas complètement rond. Les roulements à billes s’agitent mais on ne peut pas dire qu’elles tournent. Le mouvement des vagues a pris le dessus, ça clapote un peu sur le dessus et le dessous tourbillonne par accoup. 
Je me sentais comme tombé en amour au milieu de toutes ces possibles glasses en vues. Les formes étaient variées, grandes, petites, rondes, carrées, rectangles, ovales et les couleurs encore plus innombrables.
A ce moment précis, la question du choix serait délicate.
Et elle se sentait aussi prête à quitter la salle avec ses lentilles sur le bout des doigts.
Dans un premier temps, j’optais pour une vue large et toute en rondeur. Une manière de se projeter dans une vue longue. Une vue longue tout en chaise et aussi longue. Je prolongeais doucement l’instant. Puis pour rompre le déjà vu, je pensais à la courte vue, et j’associais une assise en paille pour activer la souplesse de l’osier des champs. Les rouges flamboyants sur les berges attendaient.
Reprenant l’enregistrement, Sam Moore avait d’abord été fabricant de chaises.
Recording, où clairement, la question de l’assise avait pris corps. Une assise en pleine mutation et se sentant prête à soulever la vue jusqu’à son décollement rétinien.
A ce moment précis, on n’y verrait probablement que du feu.  
Reprenant, et passant la porte elle ajusta d’une douce langueur ses lentilles au bout des doigts. 
Les pensées navigantes à vues de Sam Moore sans Haïku – 2 mars 2016 … in Sam Moore et les introuvables…