Les pensées et sans vues de Sam Moore avec Haïku chanté – 17 février 2016 …

Il voyait bien que faire fondre le sucre revenait à dissoudre les couleurs et comme PG l’avait dit plus tôt, peut-être aussi d’une certaine manière à en dissiper les colères récentes. Sam Moore se demandait comment les couleurs pourraient-elles crier à nouveau. Garder actif l’agitation de l’oeil. Sam Moore se demandait de quelle couleur pouvait être ce sentiment de colère au fond de chacun de nous. Les couleurs étaient forcément innombrables. De quelle courbe s’agissait-il ? un passage de l’orangé au rouge feu, du rouge carmin au vert taquin, du jaune foudroyant au bleu azur… De quelle couleur s’agitez-vous ? 
Sam Moore continuait à croire aux ondes colorées, sinusoïdales ou pas mais franchement vivante. D’ailleurs, les ondes gravitationnelles prédites par Einstein étaient enfin apparues ! A y regarder de plus près, quelle belle agitation ! 
Toutefois, Sam avait le moral dans les chaussettes, d’ailleurs en parlant de chaussettes, il se demandait s’il ne faudrait pas mieux s’équiper à présent de chausse doigts et enfiler des chaussettes à doigt de pieds. Avoir des doigts de pieds et s’en servir aussi peu pourrait revenir au fond à faire de la brasse sans les bras. Sam se demandait si le temps qu’il faudrait à produire ces nouvelles chaussettes ne seraient pas une manière au fond de relancer un petit bout de l’économie. Il savait bien que les chaussettes ne manquaient jamais pour certains mais là plupart du temps, une sur deux finissaient par filer en douce, et les autres s’ennuyaient. Ce n’était pas le dépareillement qui manquait pour autant, mais c’était la sensation d’avoir été abandonné et de ne plus servir qui était vraiment désagréable. Au fond, quelle perte d’énergie. Des chaussettes à doigts de pieds ne régleraient pas le problème du dépareillé. Sam se demandait alors s’il ne faudrait pas y mettre un petit bouton pour pouvoir les joindre, ou bien tout simplement insérer un petit cordon entre les deux, suffisamment long pour le laisser tomber comme une d’écharpe. 
La belle affaire, 
love affair, les chaussettes monteraient dans les chaussures. 
Pendant ce temps l’inattendue dépareillée opérait,
Un haïku de jardin de musée s’improvisait,
L’oiseau picore
le chien dépanne la télé
je saute à pieds joints
Et sans chaussons, je rêvais à des chansons sous-marines.
Les pensées et sans vues de Sam Moore avec Haïku chanté – 17 février 2016 … in Sam Moore et les introuvables…