Les pensées de Sam Moore et Sam et les samares… (12/10/2015)

Sam venait juste de remettre la main sur sa collection de samares. Elles attendaient patiemment dans un coffret en bois recouvert d’un plexi transparent. Leurs ailes étaient restées intactes, inactives..
Sam entendait Devautour : Les papillons de nuit ne captent que les sons émis par leurs ennemis, le reste du monde est muet pour eux. 
Sans doute la nuit allait-elle prendre fin et les papillons redevenir jour. Les bouches devenues bées par lassitude des nuées nocturnes, tombaient à pic devant, 
Les bras ballants,
Frétillantes, les bouches ne demandaient qu’à se ré-articuler langoureusement jusqu’au baiser le plus licencieux.  
Les couleurs de sa palette accompagneraient probablement cet envol.
Un envol prémédité,
Les ocelles opéreraient dans le mouvement des hélices.
Je me sentais empli d’une nouvelle mission, peintre d’akène et lanceur de samares. Les mots semblaient assez rude cependant plus que la poésie concupiscente qui en était conviée. Le poids d’une plume ne se poserait pas, ilelle en était certain.
Ilelle avait la forte impression d’approcher le phénomène d’artillerie, certes légère mais réellement présente. 
La palette se tenait finement prête.
Les pericarpes feraient l’affaire. Conviés dans la conception de l’envol, ils participaient à la remontée du courant. 
Rouge coquelicot, vert printemps, bleu ciel, jaune d’or, gris clair et vert automnale.
Le sirop d’érable coulait abondamment sur le vinyl noir sonné de valse. 
Du 33 au 45t.
Les Heliocelles tournaient à tue tête
et les bandes passantes, 
de la valse au swing…

Les pensées de Sam Moore et Sam et les samares… (12/10/2015)