La peur au cinéma et dans l’art contemporain par Milena – Suite 1

J’appartiens au dernier groupe. Il me faudra attendre quelques années avant de pouvoir regarder mon premier film d’horreur. Cette fois-ci, j’ai 9 ou 10 ans lorsque je mets la main sur une VHS abandonnée par un ami de mon frère ainé. Échappant à la surveillance parentale, je glisse la cassette dans le magnétoscope, la transgression est totale. Les premières notes de la bande originale d’Halloween retentissent comme un avertissement. L’excitation est à son comble, je vais avoir peur, j’ai même déjà peur. Ce n’est plus Blanche-Neige qui doit survivre mais Laurie Strode. L’Homme au couteau est de retour, je glisse mes pieds sous mes cuisses anticipant l’angoisse tant recherchée. Réalisateur de nombreux films de genre indépendant, John Carpenter a initié plusieurs générations de spectateurs au cinéma fantastique. Halloween fut mon intronisation à l’horreur cinématographique. Le prenant comme fil rouge, cette étude examinera au préalable comment et pourquoi le cinéma peut faire peur ainsi que la structure narrative du film Halloween et de son remake afin d’exposer les dispositifs cinématographiques mis en place par ces réalisateurs pour provoquer l’angoisse chez le spectateur. Sera ensuite étudié le déplacement épistémologique de ces pratiques dans le champ de l’art contemporain.

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